Le BDSM pour les débutants : toutes les règles du BDSM

Commençons par le début : le BDSM signifie Bondage, Discipline, Domination, Soumission, Sadisme et Masochisme. Cette pratique consiste à appliquer ou à se soumettre à une forme d'autorité ou d'incitations, souvent (mais pas toujours) dans un cadre sexuel. De nombreuses personnes ont une préférence pour l'une de ces spécialités, mais dans la pratique, elles se mêlent l'une à l'autre.

1. Pour bien commencer : le jargon du BDSM


Le BDSM a son propre langage. Avant de pénétrer dans le monde merveilleux du BDSM, il est toujours bon de se familiariser avec ces termes. Nous vous avons donc préparé une liste des notions les plus importantes, avec leur définition.


Bondage : le fait de ligoter son ou sa partenaire ou de se faire ligoter.
Discipline : le fait de punir, par jeu ou non.
Domination : le fait d'exercer son autorité.
Soumission : le fait de se soumettre volontairement à l'autorité du ou de la partenaire.
Sadisme : le fait de procurer volontairement des sensations douloureuses et d'en jouir (sexuellement ou non).
Masochisme : le fait de subir volontairement des sensations douloureuses et d'en jouir (sexuellement ou non).
Dominant ou dominatrice : le ou la partenaire qui prend le dessus et qui joue les 'maîtres(ses)' pendant le jeu BDSM.
Soumis(e) : le ou la partenaire dominé(e) qui doit obéir au dominant ou à la dominatrice pendant le jeu BDSM.
Switch : celui ou celle qui permute entre les rôles de dominant et soumis.

2. Le BDSM peut-il s'inviter dans votre intimité ?


En général, la plupart des gens se limitent aux variantes soft du BDSM. En matière de punitions et de soumission, il est clair que les risques sont un peu moins grands si vous restez soft.

Le BDSM soft n'est pas une forme inférieure de BDSM. Pas besoin forcément de se couvrir de cuir et d'être attaché(e) à des chaînes pour pratiquer le BDSM. Au contraire. Nous sommes convaincus que les gens intègrent dans leur vie sexuelle plus de notions de BDSM qu'on ne pourrait le soupçonner. Que penser par exemple de l'homme qui ordonne à son ou sa partenaire de lui faire une gâterie ? Ou de la femme qui fait allonger son homme pour se mettre à califourchon sur lui ? De l'homme qui tire les cheveux de sa compagne pendant l'amour, ou lui maintient les mains sur le matelas ? Ou encore de la femme qui enfonce ses longs ongles dans le dos de son compagnon ? Selon nous, ces petits comportements érotiques ont aussi un rapport avec la douleur et/ou l'autorité. L'important est de toujours garder en tête la notion de sécurité quand on décide d'introduire des jeux de douleur et/ou d'autorité dans sa vie sexuelle.

Quand on parle de BDSM et de sécurité, on fait généralement référence à la notion de SSC. Cet acronyme de Safe, Sane and Consensual signifie sûr, sain et consensuel. Voici plus d'explications pour mieux comprendre :

Sûr
Ne prenez aucun risque (corporel). Pensez aux éventuels dangers liés à tout ce que vous faites et essayez de les éviter dans la mesure du possible. Si vous ligotez votre partenaire, assurez-vous d'avoir à promixité une paire de ciseaux pour pouvoir le ou la libérer. Aucune partie du corps ne doit rester coincée.

Sain
Éviter tous les produits pouvant provoquer une ivresse. Comme le BDSM peut justement se révéler dangereux, il est primordial de ne pas être sous l'influence de la drogue ou de l'alcool. Vous devez être pleinement conscient. Vous devez toujours être bien capable d'estimer les risques et les limites à ne pas franchir, et de savoir réagir en cas de danger. Vous planerez de toute façon déjà suffisament grâce aux stimulations BDSM.

Consensuel
Tout participant à une séance de BDSM doit être consentant. Rien ne doit donc jamais être fait contre la volonté de votre partenaire. Le dominant ou la dominatrice a beau être le patron pendant le jeu BDSM, il ou elle ne doit JAMAIS faire quoi que ce soit sans l'accord du soumis ou de la soumise. Le partenaire soumis peut le faire comprendre en utilisant un code de sécurité. Et même si vous avez son accord, ça ne vous protège pas légalement en cas de blessures lors de votre séance de BDSM.


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3. Pitié ! Choisissez un code de sécurité BDSM


Poursuivons avec cette notion de sécurité : désignez toujours un code de sécurité pour vos jeux de BDSM. Ce code pourra être utilisé à tout moment par le ou la partenaire soumis(e) quand il ou elle n'appréciera plus le jeu et voudra arrêter. En convenant d'un code avant de commencer, le soumis ou la soumise sait qu'il ou elle peut faire stopper l'action si ça va trop loin, et garde donc un certain contrôle sur le jeu. Et ce code a aussi ses avantages pour le dominant ou la dominatrice. Il lui permet en effet de savoir quelles sont les limites à respecter et quelles prostestations il peut ignorer sans soucis.

Un bon code de sécurité n'a de préférence rien à voir avec le contexte. Oubliez donc les 'stop', 'pitié' et 'non'. Ces contestations forment justement l'un des aspects essentiels (et érotisants) du BDSM. Il est donc préférable de choisir un mot complètement différent qui, de par son caractère insolite, se fera comprendre immédiatement. Les codes de sécurité peuvent être :


une couleur (rouge, jaune, parme, indigo...)
un légume ou un fruit (endive, banane, brocolis...)
un objet de tous les jours (crayon, stylo, feuille...)

Le mieux est de choisir un code le plus simple possible. Ce mot doit pouvoir être utilisé dans un moment chargé en émotions. Vous voudrez arrêter le plus rapidement possible, et n'aurez aucune envie de lutter pour vous remémorer le code de sécurité qui a été convenu. Oubliez donc les noms de philosophes grecs ou politiciens étrangers.

Quand vous convenez du mot, ou du geste, de sécurité, il est très important que les deux parties le respectent. Il faut donc que le soumis ou la soumise l'utilise vraiment quand il ou elle ne supporte plus le jeu. Et le dominant ou la dominatrice doit s'arrêter dès que son ou sa partenaire utilise le code. Si il ou elle ne le fait, on parlerait alors d'abus de pouvoir.

Ne vous limitez pas d'ailleurs à ce code de sécurité et communiquez bien entre vous. Vous partagerez ainsi bien plus que le simple mot 'banane' par exemple !

4. Les secrets du BDSM


Nous allons maintenant vous dévoiler ce que vous pouvez faire concrètement pour chacune des lettres de l'acronyme BDSM...


B comme bondage

Le bondage consiste à ligoter votre partenaire de façon à limiter sa liberté de mouvements. Il ou elle ne pourra pas par exemple utiliser ses mains, ou ne pourra pas sortir du lit. L'accessoire le plus connu et le plus courant est bien sûr la paire de menottes (en peluche ou non). Les plus expérimentés s'amuseront avec des cordes de toutes sortes et de toutes tailles.

Le bondage peut être de nature soft à très hard. Exemples :

Bondage avec un vêtement
Vous pouvez par exemple lier les mains à l'aide d'un petit haut, utiliser un collant pour attacher les poignets au lit... Vous pouvez aussi exercer votre art du bondage avec un soutien-gorge ou une cravate. Assurez-vous bien de ne pas faire un nœud trop serré, les vêtements (et plus particulièrement les collants) peuvent être parfois difficiles à dénouer. Et ce serait dommage de devoir craquer votre tenue préférée...

Bondage avec des menottes
Là aussi, le choix est varié : en peluche, ou en cuir pour un effet plus autoritaire. Elles peuvent être fermées par boucle ou dotées d'un système de sécurité par clic. Les modèles spécialement dédiés aux adultes ne manquent pas. Si vous projetez d'utiliser des menottes, assurez-vous de pouvoir libérer rapidement votre partenaire si besoin. Laissez donc la clé à un endroit clairement défini ensemble.

Bondage avec du tissu
Utilisez par exemple une serviette qui traîne dans votre chambre, ou des bas. L'avantage du tissu par rapport à la corde, c'est qu'il est souvent plus doux. La soie ou le velours sont mieux adaptés pour les personnes un peu plus douillettes. Pour trouver le tissu idéal, pas besoin de vous précipiter nécessairement au marché. Pourquoi un ruban pour les yeux ne servirait par exemple qu'à supprimer temporairement la vue ? Il est aussi parfait pour ligoter votre partenaire !

Bondage avec une corde
Vous pouvez utiliser par exemple la corde servant à étendre le linge, ou un modèle que vous trouvez dans les magasins spécialisés. Dans la plupart des boutiques érotiques, vous pouvez acheter une corde de bondage au mètre. Et vous n'êtes bien sûr pas à un mètre près. Rien n'est plus frustant que de ne pas réussir à faire le nœud au moment suprême parce que la corde est trop courte... Les cordes venant des magasins de bricolage peuvent aussi convenir. Ils ne pourront pas néanmoins vous donner des conseils adaptés, ce n'est pas là que vous trouverez les informations nécessaires sur les cordes et sur les nœuds que vous pouvez faire.

Quelle que soit l'option que vous choisissez, prêtez attention aux possibilités permettant de vous libérer. Gardez toujours une paire de ciseaux ou les clés à portée de mains. Le bondage, c'est sympa, mais ça risque de vous empêcher d'appeler les secours si besoin. La sécurité avant tout !


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Une fois que vous avez ligoté fermement votre partenaire, vous avez plusieurs possibilités. Que pensez-vous de celles-ci ?

Caresser délicatement votre partenaire
Vous pouvez le faire avec vos mains, mais aussi à l'aide d'un plumeau, d'une plume, d'une brosse ou autres accessoires similaires. Laissez libre cours à votre imagination et prenez dans votre lit tout ce qui pourrait procurer une sensation agréable.

Bander les yeux de votre partenaire
Quand on ne peut rien voir, on ressent souvent les stimulations plus intensément, parce que justement elles sont inattendues. L'excitation est par ailleurs plus forte car il ou elle ne sait pas ce qui l'attend. Faites l'expérience et pimentez vos jeux coquins.

Offrir un massage érotique à votre partenaire
Quand il ou elle ne peut plus bouger, c'est le moment idéal pour le ou la chouchouter, sans oublier votre propre plaisir. Qu'y a-t-il en effet de plus agréable que de poser les mains sans limites sur votre partenaire ? D'effleurer tout son corps ? Malaxez et caressez sa peau librement, et laissez votre partenaire profiter pleinement de ce massage. L'un des secrets est d'utiliser une bougie de massage, en vente dans la plupart des boutiques érotiques. Une quinzaine de minutes après avoir allumé la bougie, vous pouvez utiliser la cire comme une huile de massage. Et si votre partenaire ne connaît pas et pense que vous allez utiliser de la vraie cire de bougie, la surprise est d'autant plus sensationnelle.

N'oubliez pas de jouer avec ses nerfs
Le massage érotique est divin. Mais un massage érotique pendant lequel vous êtes titillé et entraîné(e) aux abords de l'orgasme est encore meilleur. C’est d’autant plus vrai si la personne ligotée ne peut rien faire d’autre que de subir. Il ou elle ne peut pas y mettre fin, et doit attendre que l’autre lui fasse atteindre l’orgasme. L’excitation a alors atteint un tel niveau que l’extase finale ne peut être que plus explosive. Jouer ainsi avec les nerfs de votre partenaire est donc la garantie d’un orgasme fulgurant.

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Faire manger et boire votre partenaire
Être nourri(e) et désaltéré(e) tout en étant attaché(e) peut être très sensuel. Des petits morceaux de fruits ou de chocolat conviennent parfaitement. Un petit verre de vin ou de champagne peut aussi être très érotique. Mais attention, consommez avec modération, l’abus d’alcool est dangereux pour la santé.

Se donner en spectacle
Votre partenaire ligotée ne peut pas vous caresser, sauf si vous lui en donnez l’occasion. Montrez-vous dans un spectacle érotique (mais hors de sa portée) pour lui faire perdre la tête. Faites tout ce qui d’après vous le ou la fera trépigner de désir et lui donnera l’envie irrésistible de vous caresser. Le strip-tease et la masturbation sont d’excellentes idées. Selon vos envies, laissez votre partenaire vous toucher ou donnez-lui seulement le droit de regarder…

Ajouter un jeu sexuel
Pour les plus expérimentés, une fois que votre partenaire est attaché(e), vous pouvez poursuivre avec des jeux sexuels. Et il y a de nombreuses possibilités. Commencez par des jeux soft, comme une bougie de massage, une huile de massage stimulante, une plume ou encore une poudre ou peinture corporelle comestible (et donc léchable). Si ça convient à votre partenaire, vous pouvez aussi utiliser un vibromasseur. Vous pouvez alors faire des choses très excitantes avec votre partenaire attaché(e). D’autant plus si vous jouez avec ses nerfs. Mais méfiez-vous, utiliser un vibro peut accélerer les choses.


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Laisser votre partenaire satisfaire une envie érotique
Une fois que votre partenaire est attaché(e), vous avez les pleins pouvoirs. Alors n’hésitez pas à en profiter un peu. Faites-lui croire par exemple qu’elle devra vous réveiller par une gâterie le lendemain matin, ou qu’il devra faire la vaisselle nu. Vous pouvez aussi lui donner des défis qu’il ou elle devra exécuter de suite, comme raconter un fantasme, débiter des obscénités ou vous supplier pour quelque chose. Votre partenaire ne sera libéré(e) que si il ou elle réalise correctement ce défi. N’oubliez pas d’être suffisamment sévère. Un peu de provocation est de mise.

Si votre partenaire est d’accord : mêler un peu de douleur au plaisir
Le bondage fait partie du BDSM, parce qu’il peut justement se combiner à merveille avec un peu de douleur. Une personne attachée ne peut opposer aucune résistance et doit se soumettre à son ou sa partenaire et à ce qu’il ou elle lui fait subir. Ça va du martinet à l’électro-stimulation, en passant par les pinces à seins.

Ce dernier point n’est évidemment pas obligatoire. Le bondage en soi n’a rien à voir avec la douleur. Vous pouvez combiner ces deux notions, ou pas. Faites ce qui vous plaît et ce qui vous excite. Pour les gens qui auraient un peu peur des risques liés au bondage et qui ne se voient pas sauter le pas, il existe une alternative totalement sans danger : le bondage verbal. L’un des partenaires ordonne tout simplement à l’autre de ne plus utiliser certaines parties de son corps. Par exemple : "À partir de maintenant, tu ne bouges plus les mains et tu les gardes au-dessus de la tête." Ou encore : "Agrippe-toi aux barreaux du lit. Je ne veux pas que tu les lâches avant que je te le dise."

Comparé à l’utilisation de cordes, ça peut paraître très soft. Mais essayez rien qu’une fois, et vous verrez que ça peut être très excitant. Surtout parce que ça ne demande aucune préparation ; le bondage verbal peut se faire à tout moment. Ça rend donc l’instant plus spontané et plus inattendu.

D comme discipline


Le bondage verbal s’appuie étroitement sur la notion de discipline, le D du BDSM. La discipline consiste à inculquer un certain comportement, et s’accompagne donc souvent de punitions. Les châtiments peuvent être réels ou simulés. Il est évident que la discipline est également liée à l’autre notion représentant aussi le D de BDSM : la domination. C’est le dominant ou la dominatrice qui dicte les règles et qui, quand il ou elle le juge nécessaire, inflige une punition en cas de désobéissance.

La discipline a surtout pour objectif de contrôler le comportement du ou de la partenaire, en exerçant une pression psychologique, en punissant ou simplement en récompensant. Voici quelques idées :


Exemples d’ordres :
Déshabille-toi. Lentement.
Masturbe-toi, mais sans jouir.
Attends-moi nu(e) à la maison.
Fais-moi couler un bain chaud.
Suce-moi.
Ferme les yeux.
Exemples de punitions :
Suce-moi.
Nettoie la salle de bain. Nu(e).
Trois petits coups sur les fesses.
Trois coups de martinets sur les fesses.
Une semaine sans sexe.
Du sexe tous les jours pendant une semaine.
Exemples de récompenses :
Du sexe tous les jours pendant une semaine.
Un baiser fougueux.
Un compliment.
Une barquette de fraises.
Un massage.
Un orgasme.

Comme on peut le remarquer, la discipline n’est pas nécessairement une pratique obscure. Nous pensons même que beaucoup de gens l’exerce régulièrement sur leur partenaire d’une façon ou d’une autre. Vous pouvez bien sûr aller un peu plus loin, notamment en combinant la discipline et le sadomasochisme. Il va de soi que de nombreuses autres punitions s’offrent alors à vous.

D comme domination et S comme soumission


Nous allons traiter ces deux notions du BDSM ensemble, car elles vont de pair. Si l’un des partenaires est dominant, l’autre se doit d’endosser le rôle de soumis(e). Dans le cas contraire, c’est une dispute et non du sexe qui vous attend.

Le partenaire dominant dirige le soumis ou la soumise dans le jeu sexuel. Le dominant ou la dominatrice retire du plaisir ou ressent une excitation sexuelle en dominant son partenaire. C’est lui ou elle qui décide de ce qu’il va se passer et qui donne les ordres. Ça ne veut pas dire pour autant que le soumis ou la soumise ne fait que subir les choses. Le dominant ou la dominatrice peut demander à son ou sa partenaire de lui infliger quelques coups de martinet. La domination consiste surtout à exercer son autorité. Son lien avec la notion de discipline est évident : le dominant ou la dominatrice impose la discipline, le soumis ou la soumise se plie à la discipline.

Un soumis ou une soumise n’est certainement pas quelqu’un qui subit la domination, mais quelqu’un qui veut être dominé et contrôlé. Il ou elle ressent un plaisir sexuel à être dominé(e), tout comme le dominant ou la dominatrice ressent du plaisir à dominer. Le soumis ou la soumise se trouve bien sûr dans une position extrêmement vulnérable. C’est pourquoi il ou elle doit être sûr(e) de pouvoir faire confiance à cent pourcent au dominant ou à la dominatrice. D’où l’importance également de convenir d’un code de sécurité. De cette façon, le dominant ou la dominatrice sait jusqu’où il ou elle peut aller et ne perd pas la confiance de son ou sa partenaire.

Si vous optez pour le BDSM soft, il est fort possible que vous échangiez les rôles : un jour soumis, le lendemain dominant. Chez les personnes qui s’aventurent dans le BDSM un peu plus hard, c’est moins courant : on est chaque fois soit dominant, soit soumis. En effet, il y a une grande différence entre jouer le dominant ou le soumis (pour pimenter un peu votre vie sexuelle), et être dominant ou soumis.

Faire entrer vous aussi la domination et la soumission dans votre chambre ? À chaque rapport, il y a généralement un partenaire actif (dominant) et un partenaire passif (soumis). C’est justement ce qui rend le sexe si excitant.

Il existe différentes manières de dominer au lit, toutes plus captivantes les unes que les autres. Exemples :

Donner des ordres à votre partenaire
Réprimandez-le ou la en cas de désobéissance. Et si il ou elle dépasse les bornes, une punition s’impose. Si vous êtes le dominant ou la dominatrice, alors votre partenaire doit vous écouter.

Ligoter fermement votre partenaire
Ne détachez ses liens que selon votre volonté. Votre partenaire n’a rien à dire, même son regard implorant n’y changera rien.

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Infliger des (légères) douleurs à votre partenaire
C’est vous qui choisissez le type de douleurs et la durée. Il ou elle apprécie le martinet fin et souple ? Passez à un modèle plus épais et plus rude. Et si votre partenaire l’endure bien, le martinet souple pourra servir de récompense. Peut-être.

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Exercer une domination corporelle
Écartez vous-même ses jambes et utilisez votre force. Tirez-lui les cheveux vers l’arrière. Pas besoin de lui faire mal, mais vous lui montrez qui est le patron : vous !

Exercer une domination verbale
Il n’y a pas que votre expression corporelle qui doit être dominante, votre langage aussi. Oubliez les « s’il te plaît » et les « comme tu veux ». Un ordre est un ordre, et vous ne devez montrer aucun signe de faiblesse, y compris dans les mots que vous utilisez.

Utiliser un langage obscène
Évitez tout de même les paroles humiliantes et les injures. Le langage obscène fera désormais partie de votre nature.

S’imposer comme chef
Aucune conciliation possible. Faites ce que vous avez prévu de faire et attachez-le ou la sans lui poser la question. C’est vous qui décidez quand commence la séance et quand elle se termine. Votre partenaire est en train de cuisiner ou il ou elle a un rendez-vous important dans cinq minutes ? Dommage. Votre partenaire veut jouir, mais vous en voulez encore ? Qu’il ou elle s’estime heureux(se) que vous lui concédiez un orgasme. Mais que ça ne devienne pas une habitude.

Respectez toujours le code de sécurité. Toujours. Il consolide la confiance entre les deux partenaires. Comme vous le voyez, la domination n’est pas forcément liée à la douleur ou au sadisme. On peut les combiner, mais ce n’est pas une obligation. Certaines personnes dominatrices choisissent d’exercer leur domination autrement qu’en étant sadique. Ça dépend de vos envies et de celles de votre partenaire.

S comme sadisme et M comme masochisme


Nous voilà enfin au SM ! Beaucoup de gens confondent le BDSM avec le simple SM, mais comme vous avez pu le lire, le BDSM peut être bien plus.

Le sadisme consiste à provoquer intentionnellement de la douleur, le masochisme à subir la douleur volontairement et avec avidité. Les sadomasochistes ressentent donc du plaisir à faire mal ou à avoir mal. Cette douleur n'est pas nécessairement que corporelle, elle peut revêtir différentes formes :


Douleur physique :
Frapper.
Piquer.
Pincer.
Compresser.
Douleur mentale :
Offenser.
Ignorer.
Susciter la jalousie.
.
Combinaison de la douleur physique et mentale :
Faire faire au soumis ou à la soumise des actes
sexuels dégradants.
Humilier, frapper le soumis ou la soumise en public.
Obliger le soumis ou la soumise à exécuter des actions
contre son gré dans le monde extérieur.
.

Si vous avez encore peu d'expérience avec le sadisme, il est conseillé de tester d'abord sur vous-même ce que vous voulez imposer à votre partenaire soumis(e). Vous connaîtrez ainsi le degré de douleur ressenti et saurez jusqu'où vous pouvez aller.

On a ce qu'on mérite

Dans le sadomasochisme, tout est possible : enfermer, mordre, frapper son ou sa partenaire... On peut tout se permettre, si c'est ce que vous avez convenu entre vous. Parmi les pratiques répandues, vous avez par exemple la fessée.

La fessée consiste principalement à taper sur les fesses, mais la plupart des gens connaissent aussi d'autres endroits qui peuvent procurer une forte excitation quand ils sont frappés. La fessée peut se donner sous différentes formes : à main nue ou à l'aide d'un objet pour plus de sensations. Elle peut servir de purs préliminaires ou pimenter les ébats sexuels. Si vous vous lancez pour la première fois à donner la fessée, gardez bien en tête les conseils suivants :


Cherchez une position confortable pour vous deux. En général, la première fois se fait les fesses en l'air. Se mettre à quatre pattes est particulièrement bien adapté pour recevoir sa première clique sur les fesses. Assurez-vous que ce soient les petites frappes qui procurent le sentiment d'inconfort, et non la position.
Allez-y progressivement. Commencez tout d'abord par des petits coups doux et légers et ajoutez petit à petit de la puissance. Il vaut mieux commencer trop en douceur que trop fortement. Il s'agit pour tous les deux d'une histoire d'adaptation et de recherche permanente. Écartez un peu les doigts en frappant, le coup est ainsi moins virulent que si vous maintenez les doigts serrés.
Utilisez plutôt la main si vous fessez pour la première fois. Vous vous rendrez compte ainsi plus rapidement comment le corps de votre partenaire réagit. De plus, vous pourrez mieux contrôler la force et l'effet de la fessée.
Si vous voulez utiliser un objet pour fesser, réchauffez toujours la peau au préalable en la frappant de la main. Une peau réchauffée endure mieux. Préparez donc bien la peau de votre chéri(e) avant de commencer.
Laissez un peu de repos à votre partenaire de temps en temps. Le mieux est de pouvoir trouver une certaine cadence. Cinq fessées pour une minute de repos par exemple. Profitez de ce moment de calme pour le ou la caresser délicatement. Surtout si c'est votre première fois. Et dans votre vie sexuelle classique, la fessée peut servir de code entre vous.
Pour votre première séance de fessées, choisissez une position qui vous laisse suffisamment de contact corporel entre vous. Faites allonger votre partenaire sur vos genoux par exemple. À la fin de la séance, vous pouvez si vous le désirez passer à d'autres positions vous laissant moins voire plus du tout de contact corporel, mais celles-ci peuvent engendrer plus de distance entre vous. Et fesser pour la première fois est déjà suffisamment excitant et sulfureux, pas besoin donc de créer une humiliation supplémentaire.
Gardez toujours un œil sur votre partenaire pendant la fessée. Regardez bien comment il ou elle réagit aux coups. C'est à lui ou elle de signaler ses limites, mais c'est toujours bon de vérifier par vous-même. Si vous remarquez que c'est trop pour votre partenaire, finissez tendrement votre séance de fessées.
Commencez modérément. Comme vous vous lancez pour la première fois, c'est déjà suffisamment excitant en soi. Une séance de quelques minutes ou un nombre de trois fessées suffit amplement. La première fois est toujours particulière. Ne surchargez pas la séance de stimulations picotantes. Vous pourrez toujours monter d'un cran plus tard.
Si donner la fessée fait monter votre excitation, gardez toujours en tête les limites de votre partenaire et demandez-lui régulièrement comment ça va.
Concluez votre première séance de fessées de manière appropriée. Il est très important de finaliser par quelques soins. Donnez à votre partenaire une serviette fraîche et humide pour soulager la douleur et offrez-lui un massage sensuel. Un lait corporel nourrissant aura aussi toute sa place. Un petit bisou de temps en temps est également une bonne idée. Plus il y a d'affection après la séance de fessées, mieux c'est. Il faut toujours compenser un peu...

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On essaye le BDSM ce soir ?


Vous avez pu lire une petite présentation du monde captivant et varié du BDSM. Si vous ne vous faites pas encore bien confiance, commencez doucement. Si vous êtes habitué(e) au sexe 'classique', l'expérience du rapport de force ou de la douleur est un grand changement. Mettez en place des étapes progressives, et si vous remarquez que ça vous plaît, ajoutez petit à petit d'autres éléments du BDSM à vos rapports.

Ne précipitez pas les choses, il vaut mieux le faire trop lentement que trop rapidement. La première séance de BDSM durera dix minutes plutôt qu'une heure. Concluez toujours avec tendresse. Une fois sorti(e) de votre rôle, vous pouvez à nouveau vous câliner autant que vous le désirez.

Si vous décidez tous les deux d'aller plus loin dans l'aventure BDSM, vous devez alors chercher ensemble votre voie. Prenez conscience dans tous les cas que vous avez tous les deux les cartes en main : tout se fait toujours à deux. Vous êtes deux personnes ayant chacun leurs propres limites, et pouvez donc utiliser à tout moment le code de sécurité. Y compris si votre partenaire vous propose d'essayer le BDSM et que vous vous rendez compte au bout de cinq minutes que ce n'est pas fait pour vous. Ça arrive régulièrement. À cet égard, ça ne peut jamais faire de mal de faire une petite expérience BDSM : vous pouvez toujours tout arrêter à tout moment. Essayez, qui sait, peut-être y verrez-vous une alternance excitante au sexe vanille ?


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